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Wednesday, 30 September 2015

Je Ne Sais Quoi

You may think I'm obsessed with those words. You may be right. 
There is something about the French style that is particularly magnetic, something so effortless that you just want to put in effort to achieve it. How could I put this? Precisely, I cannot put it in words since the very core definition of the je ne sais quoi is 'the something that cannot be described'. It revolves around many spheres, starting with lifestyle. Think Paris, 1950s, existentialists discussing over wine and cigarettes on a balcony overlooking the city's sunrise. Another image would be a late afternoon nonchalantly cooking in your boyfriend's shirt under fall's hazy sky. Style-wise - skinnies, a thrown on blazer topped with perfectly undone hair and a red lip. Complement with a bold yet feminine personality, giving life to the entire look. (For a better idea, men give their own hilarious definition here.)

Now I don't think we should be trying to copy their style, but I see no harm drawing inspiration. As a French people ourselves, digging back into our own roots and fusing our ways with theirs is just another way to express the ongoing multiculturalism. Personally, I am exposed daily to a dose when I go to school since 1/3 of my grade consists of French human beings. The West is usually only able to draw its inspiration from the much coveted style through pictures - I see it in action. They pull it off so candidly, all of them, in their own way too, whether it's walking down the hallways or giggling with me. As a matter of fact, the style ultimately comes to add an additional dimension to their already innate sense of je ne sais quoi. 

Point is, here below is what I draw from it so far. 
















Pictures by the talented Marissa. 
Boots: Shelly's London

Enjoy!
Katia

Saturday, 1 August 2015

Dressing Up

'Bout time for a new post eh?
As explored in a previous post, I tried defining my stylistic decisions. But how did I get there? Well, a little personal history is needed for this. 

As a child, I wouldn't say that I was consciously fashionable at all. As a matter of fact, I was quite the opposite - my wardrobe was not much part my preoccupations at all and therefore limited. My mom would dress me in little dresses over turtlenecks (that is believe it or not coming back) and. for a long time, I'd be the only girl in a dress running down the school hallways playing tag with the boys. Until I started minding. I wanted to start wearing pants like most kids around me, but it wasn't until 6th grade that I excitingly slipped on my first pair of skinny jeans. 

There was this gap time where my style was nebula like, dispersed and undefined. Then I realize that it was my music camp that helped me start refining my style. It put me off to more of a hipster phase, but the timing was just right, as cut offs and band t-shirts were a thing again, transcending all the low waisted pants of the 00's. I started finding an interest in fashion to help define my style. I started researching it online. I started to express myself in a new form. Quick anecdote: this was around back in 2008, and I had no idea where to start exploring the vast world of fashion online. So I just googled words such 'fashion', which made me stumble upon the humble blog Fashiontoast. Immediately admiring the unique photographic angles, the effortless style, and relating to her as she is also half-Asian, she quickly became my main my go-to blogger for style inspo. Who knew she'd be where she's at today, woah. Also googling my at first limited fashion vocabulary, I typed in the word 'lookbook'. Yes, kind of lame, but brought me to the now indispensable blogging tool and community Lookbook.nu. Anyway, I ransacked all of my mom's surprisingly valuable vintage closet (to prove my point the culottes in this post were her's), and when that wasn't enough, I went thrifting. My knowledge of brands and of their influence also grew.

Then came my job at American Apparel. It was my last year of high school, and it was time for me to find a job and get some serious clothes for cegep, as wearing a uniform spared me from stressful mornings full of fashion crises. The retail job definitely helped me easily build my wardrobe with stylish basics. All the money I earned also finally allowed me to save up and buy some statement pieces that I lacked. And never did I know I would be ever so exposed to the fashion world, and now, fashion blogging. 

Where do I look for inspiration now? Instagram and its panoply of posts of course, fellow bloggers, sites such as style.com, a bit of Whowhatwear, retail sites themselves, and also recently, Hazine. The options are all out there, now it's just about limiting myself.





Enjoy!
Katia

Sunday, 7 June 2015

Easy Breezy Layers

Just a little article I wrote interviewing two Montreal fashion bloggers and taste of my Frenchie side. 

Sa double vie en péril?


La femme se fait plus belle que jamais à Montréal. Si belle qu’elle a besoin de l’afficher partout grâce à un éventail de réseaux sociaux. Elle est mieux connue sous « bloggeuse de mode » avec de magnifiques photos mettant en valeur ses aspects physiques et son style vestimentaire, souvent même célèbre! Cependant, l’explosion de cette occupation, voire profession, se fait à travers le monde -  l’on ne sait désormais plus vers qui se tourner. Comment se débrouiller dans cet océan de voix?


Dahye Jung, 19 ans, est étudiante à temps plein au cégep Marianopolis. À date, rien ne la démarque du troupeau. Comme la majorité des demoiselles de son âge, ses principales préoccupations sont les études, la vie sociale, son futur. Sans son blogue, il aurait été impossible de savoir qu’elle mène une double vie, celle d’une bloggeuse de mode sur la scène internationale. Branchée de New York jusqu’à la Corée du Sud en passant par Barcelone, elle est en train de tendre la main à un nombre toujours croissant d’abonnés, et ce, dans un monde virtuel. À vrai dire, elle n’est pas la seule non plus. Il n’est pas rare de voir un nombre incalculable de bloggeuses, elles-mêmes avec des millions d’abonnés. Prenons pour acquis que la jeune femme fréquente des blogues de mode au moins une fois dans sa vie. Comment et pourquoi choisirait-elle le blogue de notre Dahye de Montréal plutôt que celui de la belle Shelly de Stuttgart, ou bien de l’irréprochable Anastasia de Umeå?  

C’est ce que constate un nombre grandissant d’abonnés. Même les plus séduites par ce domaine ont un nombre d’heures fini à y consacrer. Il faut ainsi choisir la crème de la crème. Ce sont les blogues qui plaisent le plus aux goûts personnels, ceux qui restent personnalisés, pouvant offrir quelque chose de différent. Or, ce dernier critère est souvent négligé au détriment de la célébrité à tout prix.

Le côté noir du blogging     

Il faut se rappeler que le but premier de l’industrie de la mode est de vous influencer. 

Les blogues de mode les plus notoires ont tous moins de six à sept ans, ce qui est minime. Les internautes d’aujourd’hui sont en effet la première génération à assister et à participer à une toute nouvelle approche du partage de la mode. Les premières bloggeuses sont authentiques et n’hésitent pas à diffuser leur propre style sans nécessairement suivre la mode selon Vogue et à attirer l’œil pour leur unicité. Les médias ne tardent pas à réaliser toute l’attention qu’elles reçoivent, mais surtout, leur influence dans ce domaine. Soudainement, une telle est invitée à un défilé de mode, une autre est demandée de faire une collaboration avec une marque de haute couture. Leur potentiel de marketing est en plein essor, et il est dorénavant presque impossible pour n’importe quelle marque de se passer de faire la promotion de ses biens à travers cette source fraîche. 

Ceci entraîne quelques complications. De nombreuses compagnies envoient le même produit à plusieurs bloggeuses. Les bloggeuses, surtout les nouvelles, sont toutes excitées de bénéficier d’items gratuits. En échange, elles n’ont qu’à prendre de belles photos les mettant en valeur. On peut en voir l’enchaînement : il n’en est plus du filtrage, et exactement la même marchandise est en train d’être promue de blogue en blogue. On aurait beau croire visiter un blogue personnalisé, mais en fin de compte, il ne s’agit que de publicités à deux pattes… ou à deux talons?

Les vedettes virtuelles

Comment rester crédible là où existent des motifs cachés? Deux bloggeuses montréalaises nous éclaircissent sur l’enjeu. Avant ce, une brève présentation. 

La double vie de Dahye est partagée entre sa position de bloggeuse à heydahye.com et son rôle d’étudiante. Elle assiste à de nombreux défilés de mode, notamment à ceux de la Semaine de la mode de New York, qui est un des événements les plus médiatisés de l’industrie. D’ailleurs, elle a lancé son blogue en 2010 seulement comme passe-temps, encore naïve par rapport au marketing de conformisme, lui-même encore à un stade prématuré. Elle avoue que c’est la régularité et la volonté qui lui ont valu son prestige d’aujourd’hui. Séduite par le minimalisme, ceci se traduit très bien dans l’esthétique de son blogue et de ses photos. 

Naomi Larocque est une bloggeuse passionnée de la mode et n’hésite pas à partager son amour pour le vintage et sa palette de couleurs vives sur fashionismyreligion.ca. À 20 ans, elle a déjà un puissant bagage dans l’industrie avec ses nombreuses collaborations encourageant surtout les marques locales, et avec les nombreux événements de la mode montréalaise auxquels elle a participé. Les articles de Naomi proviennent toujours de péripéties personnelles, mais « le tout raconté au travers du milieu de la mode ». En effet, elle sent qu’il s’agit d’un univers où peuvent surgir des milliers de possibilités de créer pour soi-même. 

Ce n’est pas que par leur blogue qu’elles ont pu se hisser au sommet. Elles sont connectées à une panoplie de réseaux sociaux par lesquelles elles diffusent ou bien complètent une nouvelle publication. Les deux ont plusieurs milliers d’abonnés à leur compte Instagram. Pour Dahye, Youtube est l’un de ses outils les plus précieux; il s’avère avoir beaucoup plus de trafic appréciant ses lookbooks ou journaux de voyage. Naomi préfère Facebook, puisque ce réseau facilite davantage l’interaction avec sa base d’abonnées.   

Un remède tendance

Toutes les bloggeuses collaborent avec des marques à un certain point; c’est un avantage incontestable pour les deux partis. Cependant, ceci peut remettre leur authenticité en question.  
Dahye fait remarquer que l'un des grands privilèges d'être bloggeuse est d’avoir le premier aperçu des nouveaux produits envoyés gratuitement par les marques. De plus, maintenant que les bloggeuses saturent le Web, il est complètement naturel d'observer des tendances similaires entre elles, surtout quand on les compare à l’ère primitive du blogging.

Toutefois, elle conseille fortement de s’établir des mesures concrètes de filtrage, telles : 
« Est-ce vraiment mon style ou suis-je en train de l’accepter gratuitement? », et « Cette marque reflète-t-elle mes goûts vestimentaires; aurais-je envie de la recommander à mes lecteurs? ». 
Sans celles-ci, la notion du style personnel deviendrait absente, car quoi de moins authentique que ce qui est poussé par l’argent? 
« Je pense qu’aucune personne ne devrait créer un blogue dans le but premier d’en faire de l’argent ou d’obtenir quelconques bonus… Car dans les moments creux ou plutôt difficiles, cette personne n’aura pas la patience de surmonter les obstacles et ne trouvera pas de plaisir à le faire », explique Naomi.

Pour trouver l’équilibre entre les produits réellement achetés et ceux reçus, il s’agirait en fin de compte de voir si elles les paieraient de leurs poches. Par exemple, Dahye n’aurait jamais acheté de ses propres sous la paire de lunettes farfelue qui lui a été suggérée. 

Non seulement cela, mais Naomi rajoute qu’il ne s’agit pas seulement du filtrage des articles, mais aussi du contenu publié en tant que tel :
« Le problème est que, si je décide de couvrir ces domaines sur mon blogue mode, mon lectorat se désintéresse et peut ressentir que mon blogue n’est plus aussi précis en terme de sujet mode. Mes lecteurs me suivent pour mes articles en mode et non pas pour des articles musicaux ou « foodie ». Je dois faire attention de respecter l’intérêt de base de mes abonnés, autrement je pourrais rapidement perdre leur présence sur mes plateformes ». 

Les deux bloggeuses convergent sur le point suivant : crédibilité est égale à honnêteté. Les lectrices peuvent facilement discerner si elles sont elles-mêmes ou non. Le blogue reflétant l’image de sa propre marque, la cohérence de son style personnel en devient le meilleur atout.  « C’est beau de promouvoir le luxe et l’industrie de la mode, mais si on ne réussit pas à envoûter le lecteur et à lui faire sentir qu’il peut, lui aussi, faire partie de ce monde utopique, celui-ci ne se sentira pas interpellé et ne reviendra pas sur le blogue».

Au final, les bloggeuses sont influentes parce qu’elles plaisent. Pourquoi plaisent-elles? Parce qu’elles se sont trouvée une voix - un cheminement différent des autres dans cet océan - pourtant séduisante par la diversité de leur unicité. Naomi résume les propos d’une belle manière :
« La crédibilité semble toujours être une chose difficile à comprendre mais elle reste pourtant bien simple : il faut rester soi-même. Il est important de faire les choses par nous-mêmes et surtout pour nous-mêmes. Du moment que l’on apprend à s’accepter complètement, on s’assume et quand on s’assume, on peut dire tout ce que l’on veut sans craindre l’opinion des autres. C’es une belle liberté à s’offrir je crois ». 
















Pictures by Dahye
Tank top: Uniqlo
Monk-strap creepers: Zara
Sherpa bag: Ecote

Katia xx

Tuesday, 12 May 2015

Flared Flair

 My friend once invented an inspirational quote to make fun of all of the ones out there: "If you always say no, then you'll never say yes", I think it was. Horrible indeed, but there is some truth to it if you think about it. There are so many opportunities that require stepping out of one's comfort zone, and if your brain is always dictating you to remain a couch potato, so many of them will have slipped away. In other words, yolo (also horrible).

On a different train of thought, I am tackling two trends at once - double denim and the omnipresent seventies. I really do love wearing flares once in a while, but I'm still just experimenting. Recently I've been looking for my signature everything, whether it's style or perfume. I think I'm inclining towards natural fabrics such as silk and linen, a little bit more flowy and feminine, but I'm still quite unsure of where I'm heading. Nevertheless, the seventies being in just means that thrifting is back!














 

Denim shirt and trench coat: vintage owns
Flared jeans: Zara
Sherpa crossbody: Ecoté (Urban Outfitters)

Enjoy!
Katia

Saturday, 14 March 2015

Cold Hearted

Current mood:
Chet Faker - 1998

Just soak in the music, NOTHING else.

Canadian weather strikes again. Instead of unleashing the Goose, why not spend these last snowy days layering as much as possible. Not just a coat over a sweater, but how about a scarf over a coat over a jacket over a top - trust me it'll keep you just as warm.
I combined two major trends in this look: denim dresses and dresses over pants and skirts. As sub-trends of the big 70s wave seen everywhere from streetstyle to runways, it allows you to be stylish without screaming copy-cat. However, I still can't wait to wear this tunic by itself!










Pictures: Dahye my boo
Dress and boots: Zara
Coat: Vintage
Scarf: hand knitted

Enjoy!
Katia Houle

Tuesday, 3 March 2015

Cornered

Posting something rather office appropriate since my March Break simply doesn't exist this year because I am spending it working at an internship for Pfizer. I mean, I'm actually far busier than school days. I'm surrounded by dynamic businessmen in a professional environment, sitting at my own office, with my own laptop, security card and tea doing marketing analysis literally from 8-5. Not to mention two hours of commuting to get there and two more to get back. That aside, it's a wonderful experience, where I get to apply what I have learned in the classrooms my entire life for the first time. 

I've been wearing this coat everywhere. For this outfit, its purpose is to structure the looseness of the unbuttoned white shirt put together with a leather skirt with pleats on the edge. The trendier way to wear it right now is with a colourful turtleneck popping out and/or with flares. But again, probably not at the office where I'm currently working.  






Pictures: Dahye :)
Coat: vintage
Shirt and skirt: Zara
Shoes: Alberta Ferretti

Enjoy!
Katia